|
Cette date est pour moi le premier souvenir d’une équipe ayant choisi l’Ardèche pour tester une auto de course. Ce jour là je suis dans la vitrine du magasin ou je travaillais. Sur le trottoir d’en face j’aperçois un gars qui flâne les mains dans les poches le long des vitrines, ce visage me dit quelque chose, je suis sûr, il s’agit de Roger CLARK ! Ni une ni deux, je traverse et l’aborde « Hello, you’re Roger Clark ? », un peu étonné d’être reconnu il me répond par l’affirmative. J’apprends alors qu’il fait des tests sur la version Tarmac de l’Escort RS et qu’ils sont basés au garage Ford de la ville. Le soir venu, je vais tout droit vers le lieu magique, et découvre la bête bleue sur ses tréteaux. Il y a là l’ingénieur Wilkinson et quelques mécanos. Wilkinson est sympa et très abordable, et c’est de bonne grâce qu’il répond à mes interrogations. Ils travaillent sur les suspensions et amortisseurs. La journée se termine pour eux, et ils rentrent à l’hôtel, mais avant l’ingénieur veut vérifier une dernière chose et prend le volant de l’auto. Il est seul, je n’ai rien à perdre et lui demande si je peux aller avec lui. Aucun problème, et me voilà assis……..A gauche, conduite à droite oblige. L’impression est terrible, le 4 cylindres DBA monte lentement en température et une fois chaud, le compte tours atteint des sommets que je n’imaginais pas dans un tonnerre de décibels. Il faut parler avec les mains, j’essaie de demander le régime maxi et je vois soudain l’aiguille flirter avec les 9500 trs, je ressens le moindre gravier dans le baquet, c’est raide, mais quel pied, ce moteur rageur qui prends des tours et des tours, les vibrations traversent la caisse nue, ce premier contact avec une vraie auto de course est fantastique. Nous retournons au garage, et Wilkinson retourne à l’hôtel avec l’auto, alors je demande si je peux rester, je trouverai bien quelqu’un pour remonter chercher ma voiture. Le retour est plus calme, mais 10 minutes de plus, même à faible allure c’est toujours bon à prendre. |